poirebellehelene

... au caramel poivré

dimanche, juin 18, 2006

rando

Aujourd’hui, rando (randonnée en miniature), petit sac à dos tout léger pour rejoindre mes compères en gare de Rambouillet. Fraîche, dispose et guillerette, tralala itou… le RER est encore frais, voici la gare Montparnasse.
Le Francilien pour Rambouillet, c’est une première pour moi. Il se veut bucolique avec son thé vert… pardon son T qui se prélasse sur une feuille verte, mais toute la ligne est taggée. La SNCF, c’est le TGV, Mitterrand ou Chirac, je ne sais plus, enfin l’un ou l’autre ou les deux l’inaugurant en grande pompe… mais la SNCF a su rester modeste, la ligne Paris Rambouillet, ringarde à souhait, en est un exemple flagrant: tortillard pétomane, qui lâche des gaz à toutes les stations, craquements dans la toiture. Les gares ont certes sacrifié à la modernité : Auchan m’invite encore et encore à goûter son nouveau « plaisir gourmand », et le nom des stations s’affiche en bleu rutilant. Mais à « Bellevue », le panneau est encastré sur une muraille en béton qui a fait les deux guerres, vécu l’érosion du temps.. et qui se souvient ! A l’approche de Rambouillet, dans la campagne, rambardes rouillées, mais foison de coquelicots, bucolique enfin ! A moi la Nature !
A l’arrivée, j’ai du me tromper, pas de comité d’accueil, pas de randonneurs, eh bien, je randonnerai toute seule. Découvrons d’abord la ville de Rambouillet. Il y a bien un Château, mais disons le tout net, c’est un trou. Croisons, dans des rues presque désertes, quelques rambolitains heureux. Pas de petit marché du dimanche. Visitons le Château, célèbre pour ses boiseries, et son parc pour ses canards. J’adore la noble fierté du guide qui nous fait faire le tour du propriétaire. Achetons un plan chez un papetier neurasthénique, totalement incapable de me guider vers la forêt, même avec l’aide du plan. Orientons nous donc par nous même, ce n’est pas si difficile et je passe 2 à 3 heures dans les sous bois, au bord de l’étang. Tout le monde se salue, mais il n’y a pas grand monde, une jeune fille à cheval, deux petites filles qui pataugent dans la boue de l’étang, une famille qui pique nique, deux randonneurs égarés que je remets dans le droit chemin, pas mal de mouches qui s’acharnent à papillonner sur mon visage (j’ai l’impression d’être un cheval)
Retour au bercail, Rambouillet-Paris, c’est encore pire que Paris-Rambouillet : trois quart d’heure à attendre un train qui a bénévolement emmagasiné toute la chaleur de la journée pour la restituer à des cohortes de randonneurs en nage. Et le contrôleur qui me réveille de mon petit somme réparateur !
Epuisée, mais euphorique, je vais dormir, car demain, ma thèse sur Mémée, qui n’en est qu’à ses balbutiements, m’attend de pied ferme. Bonsoir.

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