poirebellehelene

... au caramel poivré

mercredi, avril 30, 2008

Les lilas sont fleuris

Ce dimanche, les randonneurs se retrouvent à la gare de Lyon. Mine de rien, il faut prendre son billet pour Bois le Roi. Pas de distributeur humain en vue, avisons une borne.
Bornée, la borne, Bois le Roi, connaît pas…Fontainebleau ? elle me sort toutes les fontaines les plus paumées, mais pas celle là…

De dépit, je vais à la Brioche Dorée et je m’avale un chausson aux pommes des plus succulents. Tiens, avais-je donc si faim ?mon estomac est aussi vide après qu’avant le chausson, bizarre, aurais je un estomac à double fond ? vide, le gaster, les sucs prêts à l’attaque, vous avez vu un chausson aux pommes, vous ? où ça, où ça ? (heureusement que personne n’a rien vu car j’avais zappé pessah..) Il n’y a jamais eu de chausson aux pommes par ici, mon estomac est vide, je vous dis !

Pendant ce dialogue viscéral, mon oreille capte auprès de la non-serveuse de chaussons aux pommes, que les bornes humaines, c’est au dessus !!
Au dessus, la Salle des pas perdus mérite bien son nom. Nul n’est censé ignorer ce qu’il doit savoir : vous savez donc que pour l’Ile de France il est inutile de s’adresser à une borne ou à un guichet borné : il y a un petit renfrognement au bout des pas perdus où vous pouvez trouver ce que vous cherchez, il suffisait de le savoir et tout randonneur rôdé le sait.

Enfin, la Verrière de la Gare de Lyon, agitons les mouchoirs, on s’en va…
Dans le train, je retrouve mes vieillards – cafard, c’est l’image de moi qu’ils me renvoient et il n’y a pas de quoi être narcissique. Choisirai je la rando cool ou rapide. Toute honte bue… la cool : d’ailleurs, la cool est rapide aujourd’hui, ou bien c’est moi qui suis ralentie !

Pâquerettes, boutons d’or, fleurs de pissenlit, tiens, une canette de bière vide, boutons d’or, pâquerettes, etc, pourtant on ne marche pas en rond. Le lierre monte à l’assaut du tronc d’arbre : hardi petit ! le ciel est bleu, la Seine est bleue comme la mer, l’herbe est tendre, les lilas sont fleuris, les fleurs de marronniers sont encore en boutons, les crèmes solaires s’étalent, les coups de soleil s’annoncent, finirai-je par enlever mon col roulé ? ben non, moi je trouve que le fond de l’air est frais, et le petit vent qui monte de la Seine aussi : en Avril, ne te découvre pas d’un fil !!

Eh bien, il ne faut pas me croire, il ne faut jamais croire personne, même les gens qui ne mentent jamais : au retour, j’ai pris la rando rapide, et en montant le petit talus du bord de Seine… j’ai du enlever le col roulé et arborer le t shirt !! ça , j’l’aurais jamais cru...


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