poirebellehelene

... au caramel poivré

dimanche, octobre 22, 2006

randencore

Frisquet ce matin, courants d’air dans les couloirs et la bouche du métro.
Ils sont là. On attend quelques retardataires. Le chef mâchouille un bâton de réglisse : il n’a pas encore choisi entre Sego et Sarko, mais m’est avis qu’il a pris son parti d’arrêter de fumer.
Une fontaine sur la place, la vasque portée par plusieurs femmes nues contorsionnées. Elles n’ont pas la fière allure des cariatides, elles ont l’air de condamnées et ne savent pas s’y prendre. C’est grâce à l’architecte que la vasque est d’aplomb et que l’eau s’écoule.
Les prénoms s’égrènent, sitôt oubliés. Un mari, cheveux gris, sa femme cheveux rouges « vallée de l’Ourika », moustache pour l’homme, rouge à lèvres pour la femme, chacun ses lunettes, tout est conforme.
Une grue à l’horizon des immeubles… mais elle pivote !! c’est dimanche, le jour du Seigneur ou le jour des grues ??? Le crochet descend, à l’extrémité du filin. Sur un toit, 4 silhouettes s’affairent… je ne saurai pas la suite, nous partons vers l’ouest.
Froufrou des voitures sur l’autoroute, une armada de vélos vibre dans le bois. Les arbres ont encore toutes leurs feuilles, quelques uns sont tout dorés. Traversée de la Seine (par une passerelle..), le chemin monte sec, la vallée de l’Ourika a chaud et transpire. Ronron d’un train qui passe, dans une volée de cloches…c’est bien le jour du Seigneur.
By the way, Roland, à Roncevaux, ce n’étaient pas les Maures, mais les Basques. Et Marly, c’était la garçonnière de Louis XIV, détruite en 1804.
Deux séquoïas majestueux, les basses branches foncent vers le sol, pour se souvenir que ce n’est pas la bonne direction et repartir vers le haut en décrivant un élégant « s ». Les buis sont immenses. Parait le soleil, nous marchons bon train. « Le rythme est rapide » j’ai dit, et je n’ai même pas eu le temps de chercher un chêne à déraciner. Le rythme restera rapide (il paraît que nous sommes un groupe homogène… mais je ne me sens pas très homogène !)
Après la pause repas, ce ne sera plus de la randonnée, mais de la course au pas de gymnastique pour rallier le Francilien.. Les cailloux du chemin défilent sous mes pieds, les châtaigners sifflent à mes oreilles. Je ne vois plus rien, les conversations se sont taries, mes pensées sont laminées par mon souffle, je suis un être végétatif, je vois la boite de chocolats royaux qui m’attend à la maison sur la table, toutes sortes de pralinés meilleurs les uns que les autres…
22,9 km à une moyenne de 4,9 km/heure…je m’endors dans le train du retour…

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