poirebellehelene

... au caramel poivré

lundi, novembre 27, 2006

Yves Klein

Yves Klein, tu connais, tu sais le peintre bleu ?!?! oui, je crois, en fait non, je ne connaissais pas vraiment, peut-être pas du tout ? Une heure de vagabondage au 6° étage de Pompidou, je ne l’ai qu’entrevu, ce petit bonhomme qui ne paye pas de mine, petite tête franchouillarde, toute ronde..

Début du circuit, on annonce qu’il aurait voulu être « le peintre ».. et je le vois faire du judo !! fascinant, d’ailleurs, les « prises » filmées, le rock acrobatique. Plus loin, je ferai le lien avec l’espace en le voyant se jeter dans le vide. J’en déduis que c’est la cause de sa mort prématurée…. Mais non, il fut emporté par une « crise cardiaque » dans les années 60 à 34ans. ( toute une époque… la crise cardiaque a vécu, fauchée par le stent et le pontage. Le Destin doit se rabattre sur les « suites d’une longue maladie », pour Philippe Noiret… mais pas pour Yves Klein !)

Non, pour moi, Yves Klein n’est pas « le peintre », le peintre, ce sera toujours Bonnard. Yves Klein est en amont, « l’artiste »: il perçoit des signaux et son devoir est de les transcrire dans un langage qui puisse toucher,« impressionner » une poirebellehelene. iI n’est pas « le peintre », mais « le peintre de l’espace », le Gagarine de la peinture : il apprivoise l’espace, se jette impunément dans le vide, et meurt 2 ans plus tard « du cœur »…fabuleuse conquête de l’espace !!

Son Bleu, je l’ai reconnu sans l’avoir vraiment connu, il est profond comme la mer où, dans 50 ans, il n’y aura plus de poissons, mais où ses éponges seront toujours bleues. Comme un hasard, c’est le bleu qui barbouille le visage de Belmondo dans Pierrot le fou…
Son Rose lumineux, bleu lui aussi: fleur bleue.
Et enfin son Or, tout un panneau de feuilles d’or, alléchant comme un millefeuille, mille billets dans un portefeuille…( puisque les hommes d’affaires sont des artistes qui transforment tout en or…)

Les pinceaux de l’espace : la pluie, le vent, le feu, le corps d’une femme barbouillé de bleu… c’est sur cette image que j’ai redescendu les 6 étages jusqu’à l’éternel sourire de Pompidou, Joconde de Beaubourg….

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