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... au caramel poivré

dimanche, novembre 05, 2006

Poitiers en Golf

Toute ma vie, j’ai rêvé… non pas d’être une hôtesse de l’air, mais si j’avais rêvé d’aller à Poitiers, eh bien, j’aurais enfin réalisé mon rêve en ce week end de Toussaint. J’en ai rêvé.. non, pas Sony, mais la Golf l’a fait.
Oui, je sais, ma culture publicitaire est ringarde, en tout cas, c’est un point commun avec la Golf.

La Golf, c’est une bonne voiture, tout le monde le sait, tout le monde l’a dit, mais je le répète car ça fait tellement longtemps, qu’on a peut-être oublié que c’était une excellente voiture. Celle là, elle est particulièrement précieuse, c’est un pièce de musée, très exactement le prototype de la première Golf automatique. Cool, elle avance automatiquement, elle anticipe même la pensée du conducteur, elle avance quand on a dans l’idée d’avancer , elle recule quand on y pense, de sorte qu’il faut toujours avoir le pied sur le frein pour ne pas arriver (dans le décor) avant d’être parti. Tellement précieuse qu’il y a de super précautions pour éviter qu’on ne l’emprunte : non seulement il faut une clé pour démarrer, mais encore un code… un code de plus, si vous confondez avec celui de votre carte bleue, de votre appartement, de votre portable, vous risquez de rester coincé, comme cela a failli nous arriver, dans un chemin de traverse, dans la Forêt de Mélusine, à l’ouverture de la chasse (notre inconscient superstitieux avait inversé le 13 du code en 31) Cela faillit être grave, car dans la forêt, le portable hésitait à capter, et il n’y avait à manger que des cèpes bien avariés ou des amanites.

Après avoir gentiment glissé sur l’autoroute, notre Golf s’engage dans les faubourgs de Poitiers : que c’est grand… Poitiers, toutes ces banlieues pour l’annoncer. Je m’attendais, allez savoir pourquoi, à une ville plate, une ville de plaine : non, la ville est nichée sur le flanc d’une muraille calcaire, genre Vallée de la Seine ou Matera (cherchons les grottes troglodytes, il y en a sûrement), et s’épanouit dans une boucle du fleuve. La Centre Ville est grand… on s’y perd… quand on ne connaît pas. ( a propos, pourquoi faudrait-il que Poitiers soit une grande ville : la prune est plus petite que la pomme, mais plus douce…)

Golfette sillonne la ville : les noms des rues sont sans surprise : rue Carnot, avenue du général de Gaulle (lui, c’est toujours des places ou des avenues, pouvez vous imaginer une ruelle De Gaulle ?), rue Gambetta… je m’attendais à une rue Michel Foucault, Ronsard ou Du Bellay, Champlain, Aliénor d’aquitaine, il y a des tas de pictaviens célèbres… Très conformiste ce Centre Ville : Hôtel de Ville, Palais de Justice, Eglises, et bien sûr, tout ça, c’est beau… des parkings souterrains payants, des rues piétonnes avec des magasins ouverts le 1er Novembre, des distributeurs de préservatifs, des restaurants à gogo, et gastronomiques, des tas de bus…
Golfette a du mal à se garer, les places de parking sont rares, et pourtant, elle doit s’entraîner aux créneaux !
Notre Golf a bien mérité, passé 350km, elle grince, elle gémit : elle souffre, c’est sûr, mais d’où ? Délaissons la pour le TGV : savez vous que Poitiers est à 5mn de Paris? Je me suis assise, j’ai fermé les yeux 5 min, et quand je les ai rouverts, j’étais à Montparnasse !!!

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