poirebellehelene

... au caramel poivré

mercredi, avril 18, 2007

Jazz


Chaque année au printemps, chez les Américains,
On célèbre le Jazz, venu des Africains.
Leurs instruments superbes, les quatre musiciens,
En costumes choisis, sont aussi comédiens.
Musique populaire, aux accents si typiques,
Au rythme envoûtant, et devenue classique.

Yeux fermés, joues gonflées, voici le Saxophone
Comme sa peau est noire, sous sa chemise jaune,
Son instrument en cuivre donne la mélodie,
Avant de s’éloigner : c’est là qu’on applaudit.
Aux autres de jouer, chacun avec humour,
Va nous exécuter son morceau de bravoure.

Au Piano un grand blanc, crâne lisse et rasé,
Tout noir dans son costume, la barbe bien taillée,
Mains jointes au visage, il salue et s’incline,
Attaque le clavier de ses grandes mains fines.
Steinway dans les deux sens, se laisse caresser,
Puis avec tous ses fils, il se fait matraquer.

Voici la Contrebasse, cravate et costume bleus,
Bourdonnant sur la scène, vibrez, les cordes, parbleu !
De la main droite, index et médius se démènent,
Les autres doigts s’effacent, le pouce en quarantaine.
Promenée sur les cordes, la main gauche bondit,
En pattes d’araignée, ses doigts sont arrondis.

Alvin Queen le Batteur, oui, c’est lui le héros.
Même assis il est grand, ce grand noir tout en os,
Il parle de la tête, roule des yeux qui rient,
Un grand sourire tout blanc, et je le lui envie.
Douces sur le tambour, les baguettes en coton,
Aux boules veloutées, en étouffent le son.

Des baguettes pinceau, il effleure les cuivres,
Et puis pleuvent les coups, il cravache, il faut suivre…
Les baguettes chinoises, sèches comme une trique,
Entrent alors dans la danse, là ça devient tonique !
Contrebasse, Saxo, Piano et Percussions,
Chacun son tour, tous ensemble, à l’unisson…


C’est un bal, un régal, un festival, un cérémonial, un carnaval…

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